Aujourd'hui et demain

 Obama marque t-il la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis ?

       

 

Le 4 novembre 2008 restera dans les mémoires collectives comme un des plus grands moments de l'histoire des États-Unis. Le peuple américain a élu pour la première fois un président noir. "Cela veut dire que le travail pour lequel mon père et ma mère se sont sacrifiés n'a pas été vain " a déclaré la fille de Martin Luther King, militant pour les droits des noirs lors de la ségrégation. Le Kenya, pays d'origine du père d'Obama, fit même de ce jour, un jour férié.  Mais par cet évènement majeur aux États-unis peut-on dire que l'élection d'un président noir marque la fin de la ségrégation aux États-Unis ? Nous verrons dans une première partie le progrès de la condition des noirs au fil des années pour enfin arriver à l'élection d'un noir américain à la tête des États-Unis pour ensuite exposer les limites de cette égalité. 

 

 

Un Espoir :

        D'une certaine manière la victoire du président Obama met un terme à l'idéologie vieille de plusieurs siècles de la supériorité blanche. De la période de l'esclavage à l'élection de Barack Obama, l'Amérique a beaucoup progressé. L'amélioration de la condition évolue, en moins de cinquante ans le statut des noirs américains est passé de ségrégué à citoyen américain normal. La discrimination positive (ou affirmative action) instaurée par le président John Kennedy en 1960 avait pour but de renforcer l'égalité. Grâce à ces lois, les noirs sont d'avantage représentés dans des emplois qualifiés, dans les universités, les médias, en politique etc... Ainsi la classe moyenne noire s'est développée, acquérant des places importantes dans le hiérarchie d'un point de vue social, politique ou économique alors que 60 ans auparavant les libertés des noirs étaient très largement réduites voire quasiment inexistantes. L'avènement d'Obama couronne les protestations des défenseurs de la cause afro-américaine. De plus il représente la réussite de la mixité raciale, issu d'une mère blanche et d'un père kenyan. Le fait que les États-Unis il y a 60 ans n'auraient jamais accepté est aujourd'hui possible.

       L'espoir de la minorité ethnique s'incarne dans l'élection d'Obama, elle peut changer les mentalités. L'élection d'un noir américain à la tête des États-Unis prouve que les noirs peuvent réussir et pas seulement comme sportifs. On ne peut pas nier l'intégration des noirs américains dans leur société aujourd'hui. La volonté de changé est aussi présente dans son clip de campagne électorale que voici :

      Néanmoins, des comportements racistes et ségrégatifs envers cette communauté restent inquiétants. Cependant, il faut rappeler dans un temps qu'Obama se présente comme le président de toute l'Amérique et non pas comme le candidat de la population noire uniquement. D'ailleurs il ne parle jamais de races. De même lors de sa campagne il ne fait aucune promesse en faveur des minorités noires. L'idéologie dominante aux États-Unis prétend l'égalité pour tous les citoyens, toutefois les noirs occupent la plupart le bas de l'échelle sociale et vivent dans la pauvreté des ghettos sans une éducation pour les aider à s'en sortir.

 

Des inégalités qui persistent :

      Il existe aux États-Unis une parité certes, mais les inégalités entre les populations perdures. Le chômage des noirs est toujours double à celui des blancs et quatre fois plus de familles noires sont sous le seuil de la pauvreté. De même quand ces familles arrivent à un statut social respectable pour les mêmes professions les revenus sont inférieurs à ceux de leurs homologues blancs. La population noire est la moins éduquée, la plus incarcérée (1% des jeunes Blancs se trouve en prison, contre 10% des jeunes Noirs) et la plus pauvre. Certaines régions sont plus à craindre que d'autres, à Détroit au Michigan 85% de la population noire vit dans la misère. Aux États-Unis, être noir reste un handicap social. Cette persistance dans la ségrégation racial américaine est un problème de race et non pas de classe.

       Des sondages nous prouvent que la justice américaine juge plus facilement en fonction de la couleur de peau ou des origines. Ainsi le cas de l'accusé s'aggrave. De même on trouve en Alabama dans sa constitution une loi qui stipule toujours que « des établissements scolaires distincts doivent être fournis pour les enfants blancs et les enfants noirs, et aucun enfant de l'une de ces deux races n'est autorisé à aller dans un établissement réservé à l'autre ». Une proposition d'abroger cette disposition a échoué de justesse en 2004.

        En outre, le Klu Klux Klan œuvre toujours. Le groupe extrémiste compte actuellement quelques 200 000 personnes (partisans et membres compris) et semble encore sur pieds. On estime à 50 000 « crimes » racistes par an en Amérique. Alors la ségrégation aux États-Unis, du passé ? De plus en tête des organisations d'extrême droite se trouve le plus grand parti néo-nazi. Ces organisations posent un handicap sérieux pour l'avancée politique d'Obama. Voici une petite vidéo sur une organisation nazi aux Etats-Unis de Septembre 2008

 

Commentaires (6)

1. JuniorsHG 04/12/2011

L'election de barack Obama peut-elle encore faire progresser l'egalité entre les Noirs et les Blancs

2. Arabic-man (site web) 29/05/2012

J'ai pété !

3. Patate ! (site web) 08/12/2012

T'as pété ? Moi aussi !

4. DONALD TRUMPète (site web) 28/12/2015

MOI AUSSI J?AI PETE

5. wixxer 26/05/2016

There manque an e c'est la ségrégation raciale

6. Michelle pute 26/05/2016

Comment peut-on se nommer wi**er?!

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